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Le cri du paon

Affiche web cri du paon.jpeg

Création 2021 .

Jeu : Cerise Meulenyzer.

Ecriture et mise en scène : Yto Legout.

Coordination artistique théâtre d'objet : Katy Deville.

Création Lumière : Louise Jullien.

Costumes : Clémentine Monsaingeon.

Origine du projet par Cerise Meulenyzer :

« Au moment où est sorti le spectacle « Blanche Neige et les 77 nains », une nouvelle envie est née :
Celle de parler du consentement sur scène.
Sa forme serait légère, aussi légère que son thème est profond.


L’envie de légèreté et de gaieté s’est renforcée et même imposée comme une évidence durant le deuxième confinement :
le public aura besoin de spectacles et de joie !
Je sentais en moi une petite flamme, une envie de faire, mais le poids des mesures sanitaires et des restrictions liberticides prenait le dessus et m’engluaient de désespoir.
Notre inertie forcée a pourtant accéléré les choses : pour rester vivante il fallait créer.
Yto et moi avons décidé de profiter de ce temps suspendu pour nous remettre au travail.
Partir de ce début d’envie et la faire grandir.
La proposition était simple : en dressant une liste avec tout ce dont je souhaitais parler sur scène
et une autre avec tout ce que la comédienne, que je suis, souhaitait faire sur scène.

Nous avons commencé et beaucoup d’autres choses que le consentement qui ont jailli :
La construction d’une féminité, la difficulté de dire non,
le poids du regard de l’autre, le choix d’une orientation sexuelle,
le rapport au temps, l’instinct animal, le désir de devenir soi-même.


De ces listes, Yto me proposait des thèmes d’improvisations et je m’executais, ravie de jouer.
Le plaisir de jouer avec tout son corps, avec sa voix et les mots était une nécessité après avoir été enfermée
dans une Blanche Neige muette et sa jolie robe-prison.
Le besoin de légèreté scénographique aussi est important :
un espace simple et des objets choisis comme des partenaires de jeu.
Une installation rapide : préparer un spectacle et se tenir prête pour la reprise ! »

Synopsis : 

Une jeune femme, trentenaire, célibataire, rentre chez elle, en colère, parce que, encore une fois,
elle n’a pas su dire non, elle s’est faite abordée de manière insistante dans la rue et n’a pas su dire non.
Alors, elle cherche à comprendre pourquoi elle est si polie,
si transparente dans l’espace public, elle cherche la formule qui lui permettrait de se débarrasser des importuns.
Puis, elle revient sur sa construction en tant que fille et femme

sous le regard jugeant de son frère et exigeant de sa mère.
Elle aimerait être libérée mais le poids du jugement des autres la freine.
Avec vivacité, elle joue tous les personnages qui vivent dans sa tête

et donne la parole à toutes ces voix qui l’empêchent d’être elle-même.
Pendant une heure, elle va tenter de choisir la bonne tenue pour se rendre à une soirée
et d’élaborer une salade composée et un gâteau, elle va sans cesse s’interrompre,
faisant parler tour à tour les ustensiles de cuisine, jouant avec le sucre ou la farine et plongeant
dans les souvenirs auxquels la ramènent ses vêtements.
Première boum, premier baiser, conflits avec sa mère, etc...


Tous ces sujets sont abordés avec sensibilité et humour, pour construire
le portrait d’une femme contemporaine qui se cherche encore et n’a pas renoncé

à devenir celle qu’elle souhaite être.

Note d'intention mise en scène par Yto Legout :

« Un tas de vêtements qui se forme,
Une table de cuisine avec quelques ustensiles,
Une chaise.
Voici le décor sobre et plein de possibles.
La comédienne évolue entre le plateau et sa table de cuisine.
Les vêtements sont colorés et racontent les époques de sa vie.
Les éléments de la cuisine sont propices au jeu.
Pomme, carotte, sucre, farine, œufs, fouet, planche, couteau,

ils prennent vie et servent l’histoire.
Elle occupe tout l’espace et son corps parle autant que ses mots.
Tout ce qui lui tombe sous la main est prétexte à se raconter et à donner la parole aux absents.
Pas tout à fait du stand up, pas uniquement du théâtre d’objet,

ni complètement de la danse, mais tout cela à la fois.
Du mouvement, de l’incarnation de personnages, des objets qui prennent la parole, de la chanson.
Les vêtements détournés serviront la transformation animale

et emmèneront le spectateur dans un ailleurs.
Avec une bande sonore qui portera et viendra soutenir la poésie et la fantaisie.
Des lumières qui feront basculer d’un espace à un autre, réel ou imaginaire, avec simplicité.
Le ton devra être gai, sensible, profond, que l’on soit emmené dans le tourbillon
de ses pensées avec enthousiasme. »

Teaser :

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